Environnement
Lutter contre la chenille processionnaire

D’origine méditerranéenne, la chenille processionnaire (Thaumetopoea processionea) est la larve d’un papillon de nuit qui progresse sur l’ensemble du territoire et ce à cause du réchauffement climatique. Dotée de poils urticants, elle se nourrit des arbres sur lesquels elle se développe. Il existe cependant des méthodes pour s’en prémunir et pour l’éradiquer dès son apparition.


IDENTIFIER LA CHENILLE PROCESSIONNAIRE

3 caractéristiques :

  • Une pilosité abondante reliée à une glande contenant le venin
  • Une couleur brune avec des tâches orangées
  • Une tête noire

Il existe 2 types de chenille processionnaire :

  • La « chenille processionnaire du pin » de mars à avril
  • La « chenille processionnaire du chêne » de fun juin à mi-juillet

Leur cycle biologique est annuel et ce de la fin du printemps au début de l’automne.

Les papillons femelles déposent leurs œufs sur les végétaux, qui éclosent au bout de 6 semaines pour livrer des chenilles qui tisseront un nid de soie au bout des branches. Puis la colonie quitte le nid pour gagner le sol où chaque chenille s’enfouit sous terre pour se transformer en chrysalide et éclore en temps voulu selon le climat. Cette éclosion peut intervenir plusieurs années après l’enfouissement.

  

MEFAITS DE LA CHENILLE PROCESSIONNAIRE

Tout contact direct de l’homme ou de l’animal avec les poils urticants de la chenille, ou indirect suite à une dispersion par le vent, affecte la santé.

  • Chez l’homme : cela se manifeste sont principalement par des démangeaisons sévères, des conjonctivites (yeux rouges, larmoyants, douloureux), des irritations des voies respiratoires (éternuements). Si ingestion alors les symptômes sont notamment des maux de gorges, des difficultés à déglutir, à respirer, des inflammations des muqueuses de la bouche, de l’intestin, de vomissements….
  • Chez l’animal (chien, chat, cheval) : cela se traduit par de la bave, la langue gonflée, tuméfiée et durcie.
    Attention les soins doivent être rapides et impératifs que ce soit pour l’homme ou l’animal.
    Il est à noter qu’une forte concentration de chenille provoque la mise à nue du pin ou du chêne alors rendu vulnérable à d’autres attaques de parasites et aux conditions climatiques (sècheresse, inondations…)

REGLEMENTER LA LUTTE DE LA CHENILLE PROCESSIONNAIRE

Aucune réglementation nationale de lutte contre la chenille processionnaire n’existe, cette démarche pouvant être imposée par arrêté préfectoral ou municipale. La collectivité peut alors obliger les propriétaires ou les locataires à supprimer les nids élaborés par les chenilles

TECHNIQUES DE LUTTE ET DE TRAITEMENTS

Des méthodes curatives et préventives existent pour lutter contre la chenille processionnaire avec :

  • couper et bruler les branches porteuses de pontes, pré-nids et nids en se protégeant soigneusement contre les risques d’urtication (combinaison, masque, lunette, gants)
  • Installer des écopièges qui interceptent la chenille au moment de sa procession vers le sol. Technique utilisée à SGDO dans les crèches, écoles et au parc Courty.
  • Utiliser des pièges à phéromones comme leurre pour capturer les mâles et ainsi diminuer les pontes.
  • Poser des nichoirs à mésange grand prédateur de la chenille.

 

Exemple d’écopiège

Nichoir à mésange

Attention malgré la destruction de toutes les chenilles d’un terrain, les arbres peuvent être ré-infestés l’année suivante par les papillons provenant des plusieurs km ou par des chenilles restées enfouies dans le sol. Ces traitements sont donc à réaliser chaque année et à poursuivre tant que des nids existent localement.

 
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